Perspectives antifascistes sur la lutte révolutionnaire au Myanmar

Deux camarades du régiment PDF de Mandalay posent en tenue militaire, le sourire aux lèvres, au milieu des arbres. Elles portent toutes les deux leurs armes sur l'épaule et arborent un écusson des PDF (People's Defense Forces, Forces de Défense du Peuple) sur leur uniforme militaire. Cette photo, tirée du compte instagram de l'AIF, leur a été envoyée par les camarades après qu'elles ont suivi la formation sniper proposée par l'AIF.

Dépêches du Front Internationaliste Antifasciste

Ce texte a été traduit par l’Assemblée Internationaliste Antimilitariste Paris-Banlieues, depuis le site Southeast Asian Anarchist Library :
https://sea.theanarchistlibrary.org/library/international-solidarity-for-the-aif-anti-fascist-perspectives-on-revolutionary-struggle-en

Cet article est aussi disponible à l’impression en A4 page par page et au format brochure.

Baran, médecin de combat

L’AIF1 suit une longue tradition d’internationalisme antifasciste allant de l’Espagne au Rojava. En voyant la guerre populaire au Myanmar, les internationalistes ont pris l’initiative de former un front internationaliste contre le gouvernement fasciste, tout comme iels l’ont fait en 1936 et en 2014. La révolution a rassemblé tous les secteurs de la société, urbains et ruraux, la majorité birmane et les minorités ethniques, les jeunes et les vieux.

Pendant la majeure partie de mon temps passé au Myanmar, j’ai vécu parmi les camarades locaux’ales et j’ai beaucoup appris d’elleux, leur bravoure ne connaît aucune limite et leur cœur aucune peur. Avant la révolution, nos connaissances et nos professions dans le domaine médical étaient utilisées à des fins lucratives, maintenant peut-être pourront-elles être utilisées au profit du peuple. Comme les camarades que j’ai rencontré’es au Kurdistan, iels sont infiniment hospitalier’es et accueillant’es, et désintéressé’es dans leur dévouement à la révolution. Je m’efforce de leur ressembler chaque jour davantage et de rendre fier’es toustes celleux qui sont tombé’es en martyrs en combattant pour cette cause.

Le coût humain de la violence fasciste est visible partout, beaucoup de médecins avec qui j’ai le privilège de servir ici ont tout laissé derrière elleux pour rejoindre la révolution, mettant en grand danger elleux-mêmes et leurs familles. Beaucoup sont déplacé’es, de nombreuses villes et villages sont en ruine à cause des bombes fascistes, et les blessé’es ne cessent d’affluer. Au cours des batailles auxquelles nous avons participé, des dizaines de camarades ont été amené’es à l’équipe médicale avec des blessures de gravité variable. Nous soignons tous les camarades du mieux que nous pouvons, aux heures de calme comme sous les bombardements : c’est une réalité que nous avons acceptée en rejoignant la révolution.

J’ai toujours vu la pratique de la médecine au profit du peuple comme révolutionnaire, en m’inspirant des dignes révolutionnaires comme Che Guevara ou Alina Sanchez. Les médecins, les infirmier’es et les docteurs ici cherchent à guérir les blessures infligées par les fascistes et, au sens littéral, à réparer les torts causés par l’attaque de 2021 contre la démocratie. Mais par-dessus tout, notre objectif est de mettre en commun avec nos camarades nos connaissances et de les utiliser au service du peuple et de la révolution populaire.

Entretien avec l’internationaliste d’infanterie Hêlîn

Pourquoi es-tu allée au Myanmar pour rejoindre le front internationaliste antifasciste ?

Je suis la lutte en Birmanie contre le coup d’État militaire depuis qu’elle a repris il y a 4 ans, et je me suis sentie connectée à la lutte lorsque les gens utilisaient des bâtons, des casques et des lance-pierres pour combattre le fascisme dans des groupes auto-organisés qui rassemblaient des personnes de toute la société. J’ai vu l’AIF comme une chance de participer à cette résistance qui s’est transformée en une révolution à grande échelle, plus proche que jamais de renverser le pouvoir historique de l’armée, un pouvoir qui est présent depuis la colonisation de la Birmanie dans les années 1800. Si le mouvement pour la liberté l’emporte ici, nous pourrons l’utiliser comme inspiration dans les combats chez nous contre le fascisme qui s’intensifie rapidement.

Comment t’es-tu adaptée à la vie dans l’AIF ?

Depuis que je suis arrivée ici et que je fais partie de l’unité, je vis en communauté avec d’autres antifascistes, nous nous réveillons et nous entraînons ensemble tous les jours et nous partons régulièrement en mission. Nous nous jettons au sol ensemble quand les frappes aériennes arrivent, et nous plaisantons sur le manque de précision des pilotes. Cela a été une leçon de vie en communauté et sur le fait d’être une révolutionnaire plus active que je ne peux l’être chez moi. Un’e des camarades a parlé de la façon dont nous pouvons agir et penser de façon révolutionnaire même lorsque nous nous détendons et faisons la vaisselle, et j’ai senti que ç’a été un vrai changement dans ma façon de penser, que j’espère conserver en rentrant chez moi. On s’adapte très vite à la vie près d’une ligne de front, les coups de feu au-dessus de la tête deviennent normaux et les frappes aériennes deviennent une routine, bien que jamais agréables. En tant qu’européenne, se promener avec une arme était étrange, mais prendre son petit-déjeuner armée est maintenant normal pour moi.

Y a-t-il eu des hauts et des bas ?

Je dirais que les moments forts ont été d’être accueilli’es si chaleureusement par tant de révolutionnaires locaux qui sont heureuxses que nous soyons là pour combattre avec elleux, ainsi que ce délicieux café cultivé localement, qui fait son effet après une période chargée ou avant une mission intense. Je vais essayer de trouver un moyen de ramener du café avec moi quand je partirai.
Pour les bas, évidemment les frappes aériennes ne sont jamais amusantes mais elles sont aussi rarement précises. Mais surtout, évidemment, mon foyer me manque ; je parle régulièrement avec mes camarades chez moi et même si mes ami’es, mes camarades et le confort de la maison me manquent, j’ai aussi l’impression d’être sur une fréquence différente ici et que je rentrerai chez moi en étant une révolutionnaire, une antifasciste et une personne nettement plus forte.

Quelque chose que tu voudrais dire aux antifascistes en Occident ?

Le message principal que je voudrais faire passer est que le changement révolutionnaire est réel et possible : en Birmanie, cette révolution a été lancée, maintenue et bientôt peut-être gagnée entièrement par des gens lambda, la plupart n’ayant jamais tiré avec une arme et beaucoup ayant à peine quitté l’école. Que ce soit la lutte révolutionnaire dans votre pays ou le fait d’aller soutenir une révolution en tant qu’internationaliste, tout est possible et vous pouvez franchir les étapes vous-même ou avec vos camarades sans attendre la permission de qui que ce soit.

Perspectives féministes sur la lutte révolutionnaire au Myanmar

Rachel, spécialiste des drones

C’est un défi de décrire l’expérience et les œuvres des femmes dans cette révolution. Je peux bien sûr parler de mon propre temps passé ici en tant que femme dans notre unité internationaliste, et décrire les nombreuses autres femmes incroyables avec lesquelles j’ai combattu ici, mais je ne peux pas prétendre avoir une image complète de la question : cette révolution est vaste et complexe, et la mince tranche que j’en ai rencontrée jusqu’à présent par mes expériences ne peut même pas espérer commencer à englober la variété de chemins que les femmes ont parcourus dans les nombreuses batailles contre le SAC2.

Il n’y a aucune raison ni besoin d’édulcorer les choses : le Chinland, où nous combattons, est un endroit socialement conservateur avec des rôles de genre profondément ancrés, et la révolution ici ne fait pas exception. La rigide structure sociale post-coloniale ici est une menace constante et un obstacle aux opportunités auxquelles les femmes peuvent accéder, y compris au sein des forces opposées au SAC.

Les droits des femmes constituent un terrain de lutte essentiel ici, et je suis honoré de dire que c’est un terrain sur lequel nous gagnons rapidement du terrain en tant qu’organisation. Toutes les formations spécialisées que nous avons offertes à nos allié’es ont exigé au minimum une parité des membres, une politique que nous avons maintenue malgré les tentatives des commandants locaux de se trouver des excuses pour s’en dispenser. Nous ne sommes peut-être qu’un petit groupe, mais notre impact sur le combat local est très large grâce aux compétences que nous apportons. Il est important que nous abordions cet impact plus large avec attention et, jusqu’à présent, je pense que nous l’avons fait plutôt bien.

Une alliée de poids dans cette avancée, et de notre équipe en général, est l’une des leaders d’une organisation politique et armée révolutionnaire alliée. Bien respectée par ses pairs et crainte par les puissants hommes militaires qu’elle commande, elle a encouragé et soutenu notre insistance sur l’égalité des genres dans nos tâches à chaque étape.

D’après mon expérience, en enseignant la guerre par drones aux soldat’es locaux’ales, j’ai constaté que les femmes impliquées dans la révolution sont désireuses de s’emparer de n’importe quel outil, de n’importe quelle arme, littérale ou métaphorique, qu’elles peuvent trouver dans leur lutte pour l’égalité. Par conséquent, les femmes sont toujours mes meilleures étudiantes et les plus dévouées. Au début de cette formation, de nombreux garçons avaient déjà une expérience à ce sujet et pensaient qu’ils pourraient être avantagés, que le cours serait une promenade de santé pour eux. Non seulement cette expérience les a gênés dans une certaine mesure, les obligeant à désapprendre les mauvaises habitudes, mais elle était aussi responsable de leur ego, qui a entravé leur capacité à acquérir les compétences nécessaires.

En revanche, les filles ont été des apprenantes voraces. À chaque occasion, elles utilisent les simulateurs et le matériel d’entraînement pour perfectionner leur technique, se rassemblant en cercle autour de celle qui s’entraîne. Il y a une saine compétition entre elles, c’est certain, mais bien plus que cela, je vois une profonde camaraderie, une joie partagée dans le succès de l’une de leurs sœurs.

Une femme locale, la cheffe de l’unité des femmes, a également intégré notre unité pour toutes nos récentes missions de combat. Agissant comme soldate d’infanterie, opératrice radio et traductrice, elle joue un rôle essentiel dans notre équipe et a excellé dans chaque mission que nous avons exécutée jusqu’à présent. Elle a déjà connu plus de contacts avec l’ennemi et de combats « chauds » que de nombreux soldats engagés ici, et chaque fois que nous sortons, je vois la façon dont les hommes interagissent avec elle changer rapidement.

Pendant la première mission, partout où nous allions au front, les hommes se rassemblaient pour la regarder, échangeant des blagues murmurées que je ne comprenais pas mais qui durcissaient son visage. Peu de temps avant cette mission, un garçon allant au front s’était emparé de son armure, et aucun de ses supérieurs n’avait levé le petit doigt pour l’en empêcher. Depuis ce jour, elle utilise la mienne. Sa ceinture de combat est une pièce de rechange que j’avais dans mon sac, son kit de premiers secours individuel et ses poches sont tous bricolés à partir de ce que nous n’utilisions pas ou que nous pouvions abandonner.

Le fusil qu’elle porte (résultat de notre insistance pour qu’elle soit armée) est une autre histoire. Les fusils de la série MA ici sont en général lourds, peu fiables et à moitié cassés ; une pâle copie du déjà bizarre Galil israélien fabriquée par le SAC. Le sien, cependant, est un symbole de statut : une variante légère, à canon court, avec un récepteur estampé et une crosse pliable en fibre de carbone, qu’elle porte avec fierté et expertise et oh, comme les garçons la regardent avec envie. Comme tout son équipement (et le nôtre), il reste dans l’armurerie de notre unité. Aucun soldat n’oserait nous prendre quoi que ce soit, comme ils se sentent malheureusement autorisés à le faire avec l’unité des femmes.

Depuis cette première mission, cette soldate a joué un rôle essentiel dans de nombreuses missions de combat, en utilisant des équipements de haute technologie et des tactiques modernes pour frapper l’ennemi. Elle a été dans les tranchées, au sens propre comme au figuré, et cela se voit à la fois dans la façon dont elle se perçoit elle-même et dans la façon dont elle est perçue par les autres.

Mon grand espoir est que, lorsqu’elle et d’autres femmes auront acquis de l’expérience au combat, de la confiance et du capital social grâce à leur entraînement et à leur service avec nous, elles pourront agir en tant que leaders respectées, un statut que les femmes impliquées dans cette révolution méritent, et apporter d’autres changements de leurs propres mains. Pour l’instant, ces femmes hautement entraînées et très capables sont considérées par leurs pairs comme l’exception. Seules elles peuvent faire de leur position la règle et la norme par laquelle toutes les femmes révolutionnaires sont jugées.

En prenant du recul, ou peut-être en me rapprochant, cette question m’a fait réfléchir à ma propre expérience du genre, d’une manière très familière. « Femme », bien que ce soit une partie essentielle de qui je suis et une partie de mon expérience durant toute ma vie, n’est pas mon entièreté. Étant à la fois intersexe et non-binaire, je me demande si et comment cette révolution pourrait servir à améliorer les droits et la position des personnes comme moi à travers le Chinland, à travers la Birmanie.

Je ne teste pas souvent les possibilités de cela dans ma vie quotidienne ici. Pour de nombreuses raisons, il est plus facile et plus sûr de simplifier ma position ici à juste « femme ». Pas besoin de compliquer davantage un terrain de lutte déjà difficile. Ce n’est pas non plus uniquement pour des raisons externes ou cyniques : ici, dans le monde hyper-masculin de la guerre, mettre en avant ma féminité féroce et dangereuse est tout simplement plus important pour moi que d’explorer chaque nuance détaillée de mon genre.

Dans un tel lieu d’extrêmes, je peux être profondément content’e de choisir une limite de mon être et de l’incarner avec sévérité.

Bien que la polarité intense du combat ait contribué à « binariser » mon expérience personnelle, la Révolution et ses échos fracassants peuvent, pour beaucoup, ouvrir de nouveaux terrains à explorer et permettre d’occuper des formes plus étranges et plus uniques de l’expérience humaine. Je le vois dans la façon dont les femmes interagissent entre elles : en partie grâce à leur nouveau rôle et genre de « Soldat », elles soutiennent une forme de féminité plus large et plus expansive que celle que j’ai vue disponible pour les femmes dans les villages et les villes où la paix permet aux structures et aux garde-fous de la vie quotidienne de rester figés.

Ici, au front, dans une bataille déjà si féroce qu’elle est un badge d’honneur pour ceux qui y participent, les lignes ne sont pas si claires. Certes, il reste des forces, des murs de bienséance qui poussent les femmes à adopter les comportements attendus. Mais ces murs, comme les murs de tant de vieilles structures en briques ici, sont sans cesse frappés et abîmés par les bombes et les balles et feront bientôt partie du paysage de décomposition d’une ville abandonnée.

À chaque frappe aérienne que le SAC nous envoie, à chaque pile tragique de débris où se dressaient autrefois des bâtiments fiers, les murs sociaux de la « femme » s’effondrent également, offrant de nouveaux champs de tir ouverts à partir desquels les filles courageuses d’ici peuvent viser une manière d’être, plus brillante et plus dangereuse.

J’espère qu’elles trouveront leurs cibles.
Rachel, AIF

Entretien avec la commandante de l’unité féminine Par Te

Pourquoi as-tu rejoint la révolution ?

La raison pour laquelle j’ai rejoint la révolution est que, lorsque je vivais dans le village, il y avait des combats entre les armées du SAC et les armées révolutionnaires et nous devions fuir les combats pour échapper aux balles. Mes jeunes frères et sœurs n’ont aucune chance de fuir ces choses dangereuses et je veux que cette guerre se termine, alors j’ai rejoint cette révolution pour y travailler autant que possible. Avant de rejoindre cette révolution, je ne pouvais pas imaginer que les choses seraient si difficiles. Après avoir rejoint cette révolution, j’ai rencontré des difficultés et des moments de désespoir, mais je pense à mes jeunes frères et sœurs resté’es au village et je veux qu’iels aient une bonne vie après cette révolution et qu’iels reçoivent une éducation afin qu’iels puissent diriger leur village une fois la guerre terminée. C’est pourquoi je fais passer cette révolution en premier, plutôt que de rester chez moi.

Comment as-tu trouvé la vie au front par rapport à la vie chez toi ?

À la maison, je peux manger ce que je veux (quand nous en avons) et ma famille est là, donc je me sens beaucoup plus en sécurité. Je ne pensais pas beaucoup chez moi, je restais simplement dans le confort avec ma famille. En révolution, je dois prendre soin de moi et de ma santé parce que quand je tombe malade, personne ne s’occupe de moi comme à la maison, c’est une énorme différence entre quand j’étais chez moi et être une révolutionnaire. Quand j’étais chez moi, je pouvais me lever quand je voulais, en révolution je dois être disciplinée et je dois suivre les ordres quand ils sont donnés. Parfois quand il fait très froid je ne veux pas me lever tôt mais je dois le faire, et je ne peux pas manger ce que je veux. Je dois faire mon travail pour soutenir cette révolution et je dois suivre la discipline : même si parfois je ne veux pas travailler sous le soleil brûlant, je dois le faire quand même.

Qu’espères-tu pour l’État Chin et le Myanmar ?

J’espère que la jeune génération pourra avoir une bonne éducation afin qu’elle puisse mieux réfléchir, qu’elle puisse vivre mieux à l’avenir et je veux qu’elle ait une vie simple, sans avoir à entendre des explosions ou de coups de feu. J’attends de la nouvelle génération qu’elle nous conduise vers de meilleures communautés et un meilleur environnement.

Qu’espères-tu faire personnellement après la révolution ?

Depuis que je suis petite, je voulais être médecin et aider les gens malades et en mauvaise santé et si je ne peux pas le faire maintenant, je veux aussi être infirmière. Ce que je veux c’est aider les gens qui souffrent. Dans mon village, nous avions un très mauvais système de santé, et les malades n’ont pas de bons médicaments, c’est pourquoi je veux être médecin et les aider.

Que faisais-tu avant la révolution ?

J’étudiais et une fois que le coup d’État a eu lieu, je ne pouvais plus étudier. J’ai vécu dans un camp de déplacé’es et dans d’autres endroits ici et là, et j’ai également dû travailler au lieu d’étudier, afin d’aider mon père à nous nourrir.

Que penses-tu de l’AIF ?

Je respecte beaucoup les membres de l’AIF parce qu’iels viennent de pays développés et qui ont déjà certaines libertés, et pourtant iels viennent ici pour se battre aux côtés des gens qui souffrent. Avant que quiconque ne leur demande, iels sont venus participer à la révolution et je leur en suis très reconnaissante. Iels nous donnent des cours sur ce qu’iels savent, partagent leurs connaissances et capacités et développent nos compétences pour combattre le SAC. En étant avec elleux, nous développons de nouvelles expériences, de nouvelles connaissances et de nouvelles capacités que nous n’avions pas ; j’ai appris beaucoup de choses avec elleux. Par exemple, pas seulement des compétences militaires, mais aussi comment les révolutionnaires doivent vivre et agir dans la vie quotidienne.

Des commentaires supplémentaires pour les lecteur’ices ?

Je suis très encouragée par l’AIF, car quelles que soient les difficultés que nous pouvons rencontrer dans notre pays, iels viennent ici pour les partager avec nous. Quand je me sens déprimée, je regarde les membres de l’AIF, je sais qu’iels sont venu’es ici pour souffrir avec nous, alors nous devons mener cette révolution à son terme. Notre pays est en train d’être détruit, et nous devons travailler dur pour obtenir notre liberté – nous reprendrons le Myanmar au dictateur et le mènerons vers un meilleur pays, nous reconstruirons notre pays même si ce sera très difficile, nous le ferons et nous ferons de notre mieux. Nous avons besoin du soutien de toustes, du soutien des civils et de toustes nos ami’es et allié’es pour y parvenir. Nous serons encouragé’es et plus fort’es si nous travaillons ensemble main dans la main. Soutenez la révolution au Myanmar autant que vous le pouvez.

Contacts

Si vous souhaitez suivre l’AIF, les soutenir en partageant et en faisant des dons ou entrer en contact avec elleux, vous pouvez les trouver sur :

Instagram : @AIFMyanmar
YouTube : youtube.com/@AIFMyanmar
Email : AIFMyanmar@protonmail.com

  1. Anti-Fascist Internationalist Front, Front Internationaliste Antifasciste en français.[]
  2. Le State Administration Council, Conseil d’administration de l’État en français, correspond à la Junte militaire au pouvoir. Le SAC, le Tatmadaw, la Junte, la Dictature, etc. sont tous des termes désignant la même force dirigeante. Il sera désigné par le terme SAC tout au long de cet article[]
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